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Wasaburo – Les jours s’en vont
Wasaburo est né à Kyoto en septembre 1949. Dans les années soixante-dix, il a choisi le français comme on choisit une langue maternelle tardive, par nécessité intérieure, pas par hasard. Depuis, Wasaburo chante. Avec une précision, une retenue, et quelque chose qu’on n’apprend pas : une façon de tenir une phrase comme si elle pouvait casser.
Les jours s’en vont est son onzième album. Il l’a enregistré cet été au studio NMG de Yamatokoriyama, dans la préfecture de Nara, avec Toru Nakajima au piano, et un quintette chambriste – bandonéon, violon, violoncelle, contrebasse. Dix chansons qui interrogent le temps, depuis dix angles différents : Léo Ferré (Avec le temps), Guy Béart (Il n’y a plus d’après), Astor Piazzolla (Oblivion, Años de soledad), Toru Takemitsu (Tsubasa, Mi-yo-ta), Michel Legrand (L’Été 42, La chanson de Maxence), Gabriel Fauré (Le secret, avec Fujibayashi Yuri au piano), et une chanson originale de François Lozet (Le matin et le soir).
Sur le disque aussi se retrouve Le Pont Mirabeau d’Apollinaire, dans la version musicale inédite de Louis Bessières . « Vienne la nuit, sonne l’heure, les jours s’en vont, je demeure » : c’est exactement le titre qu’il fallait pour un album qui n’a rien de nostalgique – et tout d’un inventaire : une liste de choses aimées, gravées à soixante-dix-sept ans avec la conviction tranquille de quelqu’un qui sait d’où il vient.
En attendant le CD digipack disponible le 27 novembre prochain (distribution nationale via Inouïe distribution), les titres sont à écouter et télécharger dès maintenant sur Spotify, Apple Music, Deezer, Qobuz et toutes les plateformes de streaming.





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